Black Ink Editions·Lecture perso·Les Chroniques de Lucie·Romance·Romance Contemporaine

#142 Organic – Robyne Max Chavalan

Chronique #142

  • Maison d’édition : Black ink
  • Genre : Romance
  • Nombre de pages : 440 pages
  • Date de parution : 5 Mars 2021
  • Prix : 4.99 € / 17.00€
  • Note : 3/5
  • Résumé : 

Deux faces pour un même cœur.

Côté Pile : Elle. Isadora est avocate pénaliste au barreau international. Sa spécialité ? La défense des criminels. Toutes catégories. Tous calibres. À l’encontre de ses convictions, mais soumise à l’autorité paternelle. Alors la nuit venue, elle devient Miss Hyde, femme sans limite ni tabou, menant l’existence qu’on lui interdit. Elle s’autorise tout et ne se refuse rien, surtout pas Lui.

Côté Face : Lui. Janus est chef de la sécurité à l’Organic, club mondain de la capitale luxembourgeoise, et couverture d’un réseau international de trafic d’organes. Flic d’Interpol en immersion, il s’appelle en réalité Tristan.
Sa spécialité ? Les infiltrations. Tous domaines. Toutes profondeurs. Sans pitié même pour Elle.

Deux faces d’une vérité difficile à démêler, jouant un jeu aussi dangereux que sulfureux. La confiance se gagne, le respect se mérite, mais à qui se fier quand tout s’écroule ?

Je vais être honnête, j’ai acheté ce livre pour le résumé ET la couverture. Mais, déjà, page 10, j’apprends que j’ai été trompée sur la « marchandise ». On ne pouvait pas faire plus éloigné entre le mannequin et la description du personnage. Ce n’est pas grave en soi, mais quand même, ça commence mal. Au final, malgré toutes les qualités du livre, je n’ai pas adhéré. Ce genre de livres n’est peut-être pas juste fait pour moi.

Pour moi, le gros point noir du livre, c’est Isadora, le personnage féminin principal. Elle nous présente deux faces : l’avocate froide, hautaine, implacable qui n’a aucune liberté à cause de son père tyrannique et, à côté, Miss Hyde, une femme débridée qui se libère dans les clubs libertins. J’ai tout de suite su au début que Miss Hyde et moi, ça ne passerait pas. Je l’ai trouvée très flippante. Qui entre par effraction chez quelqu’un et se couche dans son lit pour respirer ses vêtements ? Mais, j’avais de l’espoir dans Maître Isadora Cambor. Malgré son attitude, j’ai éprouvé de la pitié, de la compassion à un moment… Hélas, ça n’a pas duré et plus j’avançais dans ma lecture, plus elle devenait insupportable à mes yeux. Alors, oui, c’est une femme qui en a bavé, qui fait tout ce qu’elle peut pour protéger sa petite sœur. C’est une battante à sa manière. Malheureusement, elle n’a pas gagné ma sympathie à cause de son étrangeté, ses obsessions glauques.

Tristan relève un peu le niveau. Flic infiltré, il est fidèle à son rôle. Il joue le connard, le mec endurci qui n’a peur de rien avec brio… sauf que c’est un peu ce qu’il est au fond à force de côtoyer les pourris du monde. J’ai adoré son personnage. Je l’ai trouvé authentique, pas aussi borderline qu’Isadora même si lui aussi a un sérieux problème. J’ai adoré sa remise en question sur son travail.

Passons à leur relation… malsaine, toxique. J’ai détesté. Déjà, dès le prologue, on nous parle d’attirance entre les deux, mais n’ayant pas pu m’attacher aux personnages en amont, je n’ai rien ressenti à ce moment-là. Et plus j’apprenais à les connaître, pire c’était. Je n’ai pas ressenti l’amour des personnages, juste des émotions négatives. Si seulement il y avait eu un peu plus de douceur, j’aurais peut-être accroché.

Pour ce qui est de l’histoire, j’ai adoré le contexte. Le problème, c’est que je me suis ennuyée pendant une bonne partie du livre. La psychologie des personnages est remarquable, poussée à fond, mais elle prend le pas sur le reste. Je l’ai jugée trop présente, les pensées des personnages tournaient en rond, donnant des longueurs. Quand, enfin, vient le final, le dénouement autour du trafic d’organes, je m’attendais à un peu d’action. Que nenni, c’est coupé.

Alors, bien sûr, je donne l’impression d’avoir détesté de A à Z, ce n’est pas vrai. L’écriture est géniale, percutante. Les sujets abordés sont empreints d’un réalisme écœurant, tendent à faire réfléchir sur le bien, le mal, les frontières morales etc. Quelque part, les personnages sont riches, travaillés. Avec Isadora ça n’a juste pas matché. Je pense que le récit était trop sombre pour moi, trop axé sur la psychologie des personnages et leurs sentiments négatifs. Je sais que ce genre d’histoire plaira, alors si ça ne vous fait pas peur de sombrer avec les personnages, foncez !

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