Editions BMR·Les Chroniques d'Angélique·Romance de Noël·service Presse

#129 Un Boss d’Enfer – Ophidia Baker

Chronique #129

  • Maison d’édition : BMR
  • Genre : Romance de Noël
  • Date de parution : 19 octobre 2022
  • Nombre de pages : 404
  • Prix : 5,99 € – 19 €
  • Note : 4/5
  • Résumé : 



Victoria est la maladresse incarnée. Premier jour de travail en tant qu’assistante de direction de l’agence Phénix Web, et elle se fait surprendre à parler (de manière peu élogieuse) de son patron. Mais loin de s’en formaliser, Alexandre D’Enfer, alias le Cyclope, apprécie son franc parler  ! Si son patron porte à merveille ce surnom, c’est parce que, derrière cette impressionnante barbe rousse et ses cheveux désordonnés, se cache un œil aveugle.
Il décide de l’embarquer avec lui, contre la promesse d’un généreux chèque, dans sa somptueuse maison d’enfance car des soucis familiaux requièrent sa présence. Victoria pense que son patron est un insupportable gosse de riche, mais elle accepte, sans réaliser dans quoi elle met les pieds. Entre un père détestable, un frère impoli et une sœur déprimée, Victoria n’est pas certaine de réchapper de ce manoir de l’enfer indemne. Si ce n’est pour Alexandre, dont le charme, contre toute attente, ne la laisse pas indifférente…

Je remercie  les éditions BMR pour leur confiance et leur envoi. 3ème romance de Noël et je dois dire que je ne suis pas déçue. La couverture est très représentative du héros masculin qui, de prime abord peut paraître froid et distant et le résumé promettait une histoire teintée d’humour.

En parlant d’humour, Victoria en détient beaucoup, beaucoup trop… J’ai pas arrête de rire en lisant ses réparties, sa maladresse et des fois je me disais « Non, elle a pas osé dire ça !!! » et bien si, elle ose et qu’est ce que c’est bon. Victoria porte à elle seule le roman et heureusement car l’histoire n’a qu’un seul point de vue, le sien. Pétillante, maladroite, mais avec un grand cœur, elle est prête à tout, (sauf à fermer sa bouche) pour les gens qu’elle aime. Le cœur sur la main, elle fait souvent (toujours) passer les autres avant elle. C’est d’ailleurs pour sauver un refuge qu’elle accepte la proposition de son Boss de l’accompagner pour les fêtes dans sa famille. Ici pas question de se faire passer pour sa petite amie, elle sera son assistante et c’est tout. Pourtant, le cyclope, comme il est surnommé, ne fait pas frissonner la jeune femme ou en tout cas pas de peur. J’ai adoré la façon dont à son contact elle évolue. Prenant de plus en plus d’assurance, elle va venir bousculer les rigidités de la maison d’Enfer et mettre au jour les dérives du maître des lieux.

De son côté, le cyclope apparait comme quelqu’un de froid, distant, qui mène son monde à la baguette. Pourtant, on comprend rapidement que c’est une carapace qu’il s’est créé pour se protéger, mais surtout pour protéger les autres. Comment pourrait-il en être autrement quand on découvre l’enfance qu’il a vécue ? La présence de Victoria et son franc parlé va réchauffer son cœur de glace et lui prouver que lui aussi a le droit de penser à lui. Comme nous n’avons pas son point de vue, il est difficile de savoir ce qu’il pense, mais les descriptions de l’auteure nous permettent néanmoins d’en avoir une bonne idée. Attirée par Victoria, il essaie tout de même de la maintenir à distance. Persuadé qu’il n’attire pas les femmes à cause de son œil en moins et que celles qui lui tournent autour ne sont attirés que par son argent, il a dû mal à faire le premier pas. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’opération mise en place par l’héroïne pour le faire craquer. Au fil des pages, il va lui aussi se révéler et envolé la timidité, Alexandre fait monter la tension et flamber les sous-vêtements. Loin d’être faible, il va tout remettre en cause pour se révéler dans toute sa beauté intérieure. Doté d’un humour tout aussi mordant que Victoria, chacune de ses piques m’a fait mourir de rire et les échanges entre les deux sont épiques.

La relation entre les deux est professionnelle et même si c’est sous la contrainte que Victoria accepte sa nouvelle mission. Les échanges entre eux sont épiques et peu à peu les sentiments et l’attirance s’installent. C’est un Slow burn qui prend son temps. Les personnages apprennent à se connaître et se tournent autour pour notre plus grand bonheur. Noël au manoir d’Enfer n’est ni joyeux ni familial et pourtant il va permettre à nos deux héros de se rapprocher. Malheureusement, le rapprochement entre Alexandre d’Enfer et sa vulgaire assistante sans une once de sang noble dans les veines ne va pas être du goût de tout le monde et les ennuis vont commencer. Cette romance est tout sauf simple, pleine de rebondissements et hautement addictive.

Les personnages secondaires habillent magnifiquement ce roman. Les membres de la famille d’Enfer sont pour certains détestables, voir hautement détestables et d’autres révèlent leur fragilité et leur mal-être. Cette famille totalement dysfonctionnelle nous entraîne dans son histoire et ses secrets. Perdue dans cette étrange famille, Victoria peut néanmoins compter sur son meilleur ami qui s’avérera d’un soutien inestimable et lui permettra de prendre la plus grande décision de sa vie. Si les personnages secondaires sont nombreux, je regrette que l’intrigue autour du frère disparu ne soit pas plus développée et que surtout l’intrigue avec Papa d’Enfer soit aussi vite expédiée. J’aurais aimé plus de détails qu’on soit présent lors des scènes qui vont aboutir au résultat final et du coup je reste un peu sur ma faim.

Ce roman est pour moi l’occasion de découvrir la plume d’Ophidia Baker et je dois dire que ce fut un coup de cœur. Son humour, ses descriptions et la tension qu’elle fait naître entre les personnages m’ont totalement subjuguée. J’ai aimé que cette histoire bouscule un petit peu les codes de la romance de Noël avec la noirceur de la famille d’Enfer, tout en mettant l’accent sur le partage et l’amour. Je retiendrai surtout les nombreux fou-rire qui ont accompagné ma lecture et salue une fois de plus la maîtrise d’Ophidia qui est capable de nous faire mourir de rire puis de nous émouvoir d’une scène à l’autre. Pour une romance de Noël originale dans un joli petit village dirigé par une famille de psychopathe, c’est chez Ophidia Baker que ça se passe.

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