Belfond Noir·Les Chroniques d'Angélique·Policier·Suspense

#34 Jolies filles – Robert Bryndza

Chronique #34

  • Maison d’édition : Belfond Noir
  • Genre : Policier
  • Date de parution : 21 janvier 2021
  • Prix : 13,99 € – 19,99 €
  • Note : 5/5
  • Résumé : 

Découvrez le nouvel opus de la série aux plus de trois millions d’exemplaires vendus à travers le monde.

Physique de rêve, longs cheveux bruns, visage en cœur. Sûrement le plus beau cadavre jamais retrouvé dans une benne à ordures. N’étaient les mutilations, le sang.
Alors qu’elle accompagne son ex-collègue, et amant, sur les lieux du crime, l’inspectrice Erika Foster rêve de se plonger dans cette affaire. Mais celle-ci n’est plus de son ressort maintenant qu’elle est passée chez les stups.
C’est donc clandestinement qu’Erika enquête et découvre un lien avec un autre meurtre non résolu. Même décor, même séduisante victime, mêmes entailles. Des femmes qui utilisaient toutes deux une appli pour célibataires et pensaient avoir rencontré le prince charmant.

Un serial killer sur un site de rencontre ? Autant dire une aiguille dans une botte de foin…

Convaincue d’être celle qui pourra débusquer l’assassin, Erika poursuit sa traque. Sans réaliser que c’est seule qu’elle s’apprête à plonger dans la gueule du loup…

J’ai découvert Robert Bryndza avec « La fille sous la glace » et j’ai poursuivi avec « Oiseau de nuit » et « liquide inflammable » alors forcément quand j’ai vu qu’il avait sorti une nouvelle enquête avec Erica Foster, je n’ai pas résisté. La couverture nous montre une paire de jambes allongées sur un trottoir et on comprend tout de suite, le titre aide aussi un peu, qu’on va avoir à faire à un tueur en série. Je préviens tout de suite, c’est un vrai roman policier, ici pas de romance ou très très peu, pas de sexe, et c’est écrit en troisième personne.

Ce roman marque la quatrième enquête d’Erica Foster. Cette femme, au tempérament de feu est du genre fonceuse, impulsive avec un sérieux problème quant au respect de la hiérarchie. Nous la retrouvons ici derrière un bureau à étudier des statistiques suite à ses déboires dans le tome précédent. Erica est à la fois forte et fragile. Empêtrée dans le souvenir de son mari, mort en service il y a de nombreuses années, elle a du mal à aller de l’avant et à accepter la relation qu’elle commence à construire. Erica est une femme abimée, parfois agaçante, mais son insistance et son instinct font d’elle quelqu’un de brillant. Elle se moque de la politique, des rouages médiatiques, elle n’a qu’un objectif : arrêter le coupable. J’aime beaucoup son personnage, bien loin des héroïnes lisses ou totalement borderline. Erica est réelle, avec des problèmes réels et les mêmes hésitations que tout le monde. J’aime la voir évoluer au fur et à mesure au fil des tomes.

Dans cette histoire, nous avons également des chapitres du point de vue du meurtrier. Si ces derniers nous dévoilent dès le début de l’intrigue les motivations et l’identité du tueur, ils sont tout de même extrêmement bien construits et nous dévoilent la noirceur et la perversité du personnage. On suit tout son cheminement, du choix de savictime, à la façon dont il l’amène dans ses filets. Même s’il peut avoir, des circonstances atténuantes, je n’ai ressenti aucune empathie pour ce tueur. Il ne m’a inspiré que du mépris et du dégout. Le pire, c’est que lui aussi peut sembler « normal » quand il va au travail, échange avec ses collègues. Personne ne peut le suspecter d’être le tueur et il en est encore plus flippant. J’ai apprécié aussi que l’auteur reste soft, on n’est pas dans des descriptions qui vous retournent l’estomac.

Les personnages secondaires sont majoritairement constitués de l’équipe d’Erika avec Moss, Peterson et les autres. J’ai aimé qu’on ne soit pas seulement plongés dans l’enquête, mais qu’on ait aussi tout ce qu’il y a derrière : les enjeux financiers, l’importance des relations, la critique sur les réseaux sociaux et la facilité avec laquelle nos informations peuvent se retourner contre nous. J’avoue que parfois, j’ai eu l’impression que l’auteur me faisait la morale et ça m’a un petit peu dérangé. Je sens ce roman, plus engagé que les précédents, mais j’ai tout de même pris énormément de plaisir à tourner les pages.

La plume de Robert Bryndza est addictive, quand on commence on ne lâche plus le livre et son style est tel que j’avais l’impression de voir le film de l’enquête en même temps. Si vous aimez les romans policiers à suspens, je ne peux que vous encourager à lire cet auteur. Même si chaque enquête est indépendante, l’évolution du personnage principal suit quand même une certaine trame, alors je vous invite à commencer par le tome 1 « La fille sous la glace ».

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