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#309 Les Maccoy – Alexiane Thil

Chronique #309

  • Maison d’édition : Hugo Poche
  • Genre : Romance
  • Nombre de pages : 653 pages
  • Date de parution :9 septembre 2021
  • Prix :7,99€ / 8,50 €
  • Note : 5/5
  • Résumé : 

Annabelle MacKenzie vit une existence protégée à Eilean Donan, le château de son Clan. Prunelle des yeux de ses parents, elle a été éduquée pour exceller dans tous les domaines qu’une future épouse de haut rang doit maîtriser. Et son fiancé est choisi : Darren Campbell, le fils d’Henry Campbell dont la main s’étend peu à peu sur toute l’Ecosse. Mais Annabelle ignore que son Clan est allé trop loin dans sa soif de vengeance face aux MacCoy : les MacKenzie ont enlevé Xander, le fils de Phèdre et Caleb, et menacent de le livrer à Campbell…
Dyclan est le Limier du clan MacCoy. Spécialiste du pistage et des opérations discrètes, il est chargé par les parents acculés de capturer Annabelle, afin de disposer d’une monnaie d’échange pour récupérer leur bébé. Mais rien ne se passe comme prévu. Forcé de traverser les Highlands à pied avec sa prisonnière, Dyclan doit la conduire sur l’île d’Inchkeith avant qu’il ne soit trop tard. Cependant, quand la candeur d’Annabelle ravive les blessures de son passé, sa loyauté se retrouve ébranlée…

J’ai découvert les Maccoy il y a 4 ans avec le tome 1 et depuis j’attends chaque année la suite comme une droguée en manque. Dès que la couverture a été révélée j’étais comme une dingue car je savais qu’on allait parler d’Annabelle Mackenzie et j’avais hâte d’en savoir plus. La couverture nous montre d’ailleurs la jeune femme, avec son teint de poupée de porcelaine, son air innocent et sa blondeur. L’arrière-plan rappelle quant à lui le pays verdoyant dans lequel se déroule l’histoire : L’Ecosse.

Alexiane nous entraîne une fois de plus avec sa plume enchanteresse à travers l’Ecosse en pleine guerre des clans. Mais ne vous y trompez pas, derrière se cache de nombreux sujets tels que la maltraitance ou bien les mariages forcés (eh oui, à notre époque ça existe encore et pas seulement dans les pays pauvres.). Comme dans la plupart des romances actuelles, on alterne entre deux points de vue, l’un masculin, l’autre féminin et le choix du « je » nous immerge très facilement dans l’histoire.

Du point de vue masculin, nous avons Dyclan alias le limier. Membre du clan Maccoy, il est chargé par son chef de kidnapper l’un des héritiers du clan Mackenzie après que ces derniers aient kidnappé Xander Maccoy âgé d’un an à peine. Dyclan va donc à son tour enlever Annabelle Mackenzie lors de la soirée donnée en l’honneur de ses fiançailles. Que dire de Dyclan ? Tout d’abord, c’est un homme tourmenté. Pour ceux qui n’ont pas lu le tome 1, vous ne risquez rien à lire la suite car cet évènement se passe au début du roman. Dyclan est donc responsable de l’exécution de Marlène Swinton (une jeune femme d’un autre clan) avec qui il entretenait une liaison. Cette dernière ayant été révélée elle a été abattue par son propre clan car, n’étant plus vierge, Marlène n’était plus bonne à marier. Il traîne donc derrière lui une lourde culpabilité et ne se sent plus vraiment en phase avec la mentalité clanique. Dyclan m’a beaucoup touché, on sent dès le début qu’il a un bon fond, qu’il a soif de justice mais que plus que tout c’est quelqu’un d’altruiste. On le voit avec Annabelle, qui est pourtant du clan adverse, avant même qu’il éprouve des sentiments pour elle, il y fait attention. Il s’enquiert de sa douleur, cherche à la faire sourire et par la suite va même défier l’autorité pour la protéger. Dyclan est constamment tiraillé entre sa loyauté envers son clan et son besoin de s’émanciper et de devenir maître de sa vie. C’est un personnage très complexe que j’ai trouvé très intéressant.

Du côté d’Annabelle, nous avons une jeune fille fragile, avec un trouble d’élocution dont le mantra imposé par sa tarée de mère est « Sois belle dans ton silence ». Elevée depuis sa plus tendre enfance dans une cage, elle ne connait absolument rien de la vie. Elle n’a jamais eu le droit de porter un pantalon, d’écouter de la musique autre que celle autorisée par sa mère, idem pour la lecture ou tout autre passe temps. Elle a été élevée dans l’unique but d’être mariée afin de renforcer les liens de son clan avec ceux d’un clan plus puissant : les Campbell. Sévèrement punie en cas d’erreur ou d’ongle cassé, Annabelle fait penser à une petite souris terrorisée prise au piège. Cependant, la jeune femme possède une énorme force intérieure qui la pousse à agir et va nous surprendre à plusieurs reprises. Oui elle est fragile, oui elle est innocente, mais Annabelle a des choses à dire et n’a pas peur de se rebeller quand le danger guette ceux qu’elle aime. Annabelle m’a profondément touchée et je me suis immédiatement identifiée à elle. Elevée par une mère abusive, elle va mettre du temps à se détacher de toutes les horreurs qu’elle a vécues dans son enfance pour enfin devenir la personne qu’elle a envie d’être. Sa douceur, sa bonté et son innocence en font un personnage qu’il est très facile d’apprécier.

Entre Dyclan et Annabelle, c’est loin d’être une évidence. Ennemis de par leurs clans, ils ne se comprennent pas et Dyclan ne voit en Annabelle qu’une princesse pourrie gâtée. Au fil de de leur périple à travers l’Ecosse, sa vision va évoluer. Ne se plaignant jamais, acceptant son sort pour mieux protéger celui qu’elle a pris sous sa tutelle (j’essaie de ne pas spoiler), s’émerveillant d’un rien, Annabelle va parvenir à percer la carapace du Limier. Petit à petit, il va chercher à provoquer son sourire, ses rires et à la connaître. L’innocence d’Annabelle va apaiser les tourments du jeune homme et l’aider à avancer vers ce qu’il souhaite réellement. Leur relation est parfaitement amenée, ce n’est pas un coup de foudre, ce n’est pas la passion au premier regard, c’est au contraire une étincelle qui va naître et qui progressivement va embraser leurs cœurs. Annabelle est Dyclan, c’est de la douceur, c’est de la cohérence. Alexianne a réussi le tour de force de ne pas céder à la facilité mais au contraire de leur laisser le temps à chacun de grandir et de s’émanciper pour mieux s’aimer. Je l’ai maudite, c’est vrai, mais ça ne pouvait pas être autrement. 

Pour ceux qui ont lu les tomes précédents, on retrouve ici bien évidemment Caleb et Phèdre en parents désœuvrés après l’enlèvement de leur fils mais aussi Elisabeth et mes deux personnages préférés Hel et Brahn. Ces deux-là, on ne les voit pas souvent mais bon dieu ce que j’aime leurs interactions pleines de piquant. Annabelle faisant parti d’un clan ennemi, ce tome nous permet d’en apprendre plus sur les enfants Mackenzie et sur l’enfance de Logan (les fans sauront de qui on parle, les autres foncez lire le tome 1 !!!) mais on aura aussi le plaisir immense de retrouver notre Psychopathe préféré j’ai nommé le chef du clan Campbell. Celui-là, j’aurais autant de plaisir à le voir crever que j’en ai eu lors la mort de Ramsay Bolton. Comme à chaque fois dans les Maccoy, la trame principale se développe, les coups bas se multiplient et l’intrigue se corse. Je ne spoilerai pas mais le dernier mot du dernier chapitre m’a fait criser de ne pas avoir la suite. Je peux vous dire que j’attends le tome 5 avec énormément d’impatience.

Pour finir vous l’aurez deviné, c’est un méga coup de cœur. J’adore cette série et ce tome est sans doute mon préféré (jusqu’au prochain). Contrairement aux autres où les héroïnes sont badass, celui-ci nous présente une guerrière en devenir. Annabelle apporte un côté doux à l’histoire globale, dit à haute voix ce qu’on pense nous en tant que lecteur et affronte le danger malgré les épreuves qu’elle a subies. J’ai aussi adoré la tournure que prend l’histoire concernant la place des femmes au sein du clan. On aborde de nombreux sujet qui sont encore d’actualité au 21ème siècle et il est important d’en prendre conscience. Oui les mariages arrangés ça existe encore, oui on marchande, on utilise, la virginité de jeunes filles sans leur demander leur avis car elles sont nées filles et doivent se sacrifier pour leur famille, pour des intérêts qui les dépassent. Il n’y a pas besoin d’aller dans des pays pauvres pour y être confrontés, à l’heure actuelle, même en France ces pratiques existent. Fermons la parenthèse et reprenons. La biche et le limier est dans la continuité des 3 autres tomes mais pourtant il nous présente quelque chose de différent avec des protagonistes qui se posent de nombreuses questions sur leur place et leur devenir. Je n’ai qu’une chose à dire : Foncez !

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