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#283 Lockwood & co, t1 : l’escalier hurleur – Jonathan Stroud

Chronique #283

  • Maison d’édition : Albin Michel
  • Genre : Jeunesse / Fantastique
  • Nombre de pages : 440 pages
  • Date de parution : 10 Septembre 2014
  • Prix : 11,99 € / 15,90€
  • Note : 4.5/5
  • Résumé : 

Un terrible fléau s’abat sur Londres : des fantômes s’introduisent dans les maisons, et terrorisent leurs occupants. Quand ils ne tentent pas de les assassiner.

Lucy, talentueuse chasseuse de Spectres, intègre l’agence du déjanté Anthony Lockwood pour une première mission très périlleuse : neutraliser un sanguinaire Duc Rouge dans un sinistre manoir au fin fond de la campagne anglaise.

Ajoutez à cela un Escalier Hurleur, une chambre de torture, des squelettes derrières les portes, des agences concurrences prêtes à tout pour vous nuire et pas une minute pour prendre le thé ! »

Quand j’ai acheté ce livre, j’ai d’abord vu l’étiquette « Stroud est un génie » écrit par Rick Riordan (auteur de Percy Jackson, entre autres). Je venais de terminer toute la saga PJ et cherchais un truc similaire. Je retourne pour regarder la 4e de couverture et en bas du résumé cette ligne : « l’univers familier de Sherlock Holmes et Watson, revisité à l’aune du paranormal » par le New York Times. Banco, j’achète ce roman, moi grande fan de Sherlock Holmes, de Hercule Poirot et autres enquêtes et mystères.

S’il n’y avait pas eu ses éléments, je n’aurai jamais acheté ce livre, la couverture est sombre, peu attractive et le résumé parle d’une chasse au fantôme et même si j’adore Ghostbusters, une version romancée ne m’aurait jamais attirée.

Alors que je m’attendais à suivre les aventures d’Anthony Lockwood, puisque le roman porte son nom quand même ! C’est Lucy, dernière arrivée à l’agence qui raconte leurs épopées et les héros sont au compte de 3, Lucy, Anthony et George. Tel un roman de Conan Doyle où c’est l’acolyte qui relate les faits.

J’embarque avec Lucy Carlyle, une adolescente un peu rondelette et douée dans ce qu’elle fait. En quête d’une agence indépendante au cœur de la ville, après avoir longtemps travaillé dans sa campagne. Lucy est la narratrice de son histoire, elle nous montre que malgré son jeune âge c’est une héroïne qui a du courage et qui donne son avis sans hésiter. L’écriture de Jonathan Stroud est telle qu’on a l’impression d’être avec Lucy, c’est difficile de s’en détacher et on se surprend à ressentir des choses similaires. Elle est d’une humanité réelle, ce n’est ni trop ni pas assez comme personnalité, c’est une héroïne avec ses forces, ses faiblesses et ses maladresses d’adolescente.

Puis d’un autre côté on a Anthony Lockwood, à la tête d’une agence prestigieuse, mais sans aucune supervision d’un adulte. Décrit par Lucy, il est brillant, son esprit de déduction est digne d’un héritier de Sherlock Holmes, doué pour le maniement d’un sabre, mais il a sa part de secret, des choses qu’on découvre au fur et à mesure du récit en même temps que notre narratrice. On sait une chose sur Lockwood, il est ambitieux et cherche toujours à être au top, mais ses humeurs changent régulièrement et il s’inquiète beaucoup pour ses compagnons d’aventure. C’est un personnage très réservé au final, parfois exubérant, mais dont il n’est pas facile de cerner la personnalité ou son histoire personnelle, Lockwood est un mystère en plus à résoudre dans ce roman.

Enfin, dernier héros, George Cubbins. Toujours en altercation avec Lucy, elle nous en fait un tableau peu flatteur : pantouflard, glouton, débraillé, inexpressif et j’en passe. Dans leur groupe, c’est lui qui s’occupe des recherches sur leurs affaires, de sonder les bibliothèques et les journaux.

Et si tous les trois semblent être de parfaits opposés, ils forment pourtant une équipe soudée et complémentaire.

Leurs enquêtes sont toujours un désastre et pourtant ils ont des résultats. Ce qui rend ce roman amusant une fois la terreur passé de la nuit. Et la rivalité avec les autres agences donne du piquant à tout cela. Au final, quand j’ai eu ce livre en main je l’ai lu quasiment d’une traite. L’auteur sait nous transporter et nous émouvoir. Je suis passée par des moments de peur à un fou rire improbable en quelques secondes. Les enquêtes, les histoires personnelles, tout ce mélange bien ensemble sans jamais tout dire.

Je suis une grande fan de cette saga (il me manque le tome 3 à lire encore). Il est tellement fourni que le genre est difficile à cerner, certes c’est de la littérature jeunesse fantastique, mais il y a une pointe d’horreur dans le mystère et de comédie dans l’histoire d’amitié. En plus, Londres est décrit, dans un futur fantastique, avec des détails presque trop réels. Ce qui rend cette hypothétique Londres, une possibilité.

Pour moi il manque un peu de romance, mais c’est surtout l’histoire de trois collègues et amis.

L’avantage de ce roman c’est qu’il est assez simple dans son vocabulaire et tout ce qui relève de la technique est expliqué dans un petit glossaire de fin. Même si je préfère les notes en bas de page, qui évitent les allées et venues.

Alors, si vous êtes comme moi, à savoir : fan de Sherlock Holmes, que vous aimez Ghostbusters alors foncez, ce roman est fait pour vous !

Moi je resterai à jamais une fan de ce roman et de cet auteur !

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