fantasy·Lecture perso·Les Chroniques de Lucie

#31 Havrefer T1 – Richard Ford

Chronique #31

  • Maison d’édition : Bragelonne
  • Genre : Fantasy
  • Nombre de pages : 473 pages
  • Date de parution : 18 Mars 2016
  • Prix : 5,99 € / 22€
  • Note : 4.25/5
  • Résumé : 

Capitale portuaire des États libres, Havrefer était jadis un symbole de puissance. Mais le roi est parti en guerre et la ville pourrit de l’intérieur. Profitant de la fragilité du pouvoir, le seigneur de guerre Amon Tugha approche. Son héraut s’est infiltré dans la cité pour recruter une pègre redoutable, tandis qu’un mystérieux sorcier terrorise la population en commettant d’atroces sacrifices. Alors que l’ombre du chaos se profile, un groupe inattendu se forme : un mercenaire, une jeune mendiante, un apprenti magicien, une princesse et un assassin vont s’allier ou s’affronter au sein des murs de la cité… sans savoir encore que chacun d’eux a un rôle-clé à jouer dans le destin de Havrefer, qui s’annonce sanglant.

Honte à moi ! J’ai ce livre dans ma PAL depuis de nombreuses années, certainement depuis sa sortie. Je n’ai jamais pris le temps de le lire, il faut dire que c’est un beau pavé. J’ai finalement sauté le pas et je ne le regrette pas. C’est typiquement le genre de livres que j’aime.

Je me suis interrogée sur la manière dont j’allais rédiger cette chronique. Figurez-vous que sept personnages principaux se volent la vedette.

Il y a Loque, une gamine des rues qui est obligée de voler pour survivre. Au début, elle fait partie d’une petite bande qui se serre les coudes, mais un événement survient et la pousse à intégrer la Guilde, organisation malfaisante qui règne sur la ville d’Havrefer mieux que les Manteaux Verts. Loque est désespérée, embarquée dans des événements qui la dépassent, mais elle est prête à tout pour intégrer ce qui a ses yeux est sa planche de salut. Je ne me suis hélas pas vraiment attachée à elle. Je ne sais pas quelle sera son importance par la suite, mais à mes yeux, c’est elle qui a le rôle le moins important dans ce premier tome. Du coup, à côté de certains, elle ne s’est pas démarquée.

De son côté, Kaira est une Bouclière de Vorena, entraînée depuis toute petite à servir, à combattre. Elle qui n’a pas été habituée à sortir des murs de son sanctuaire, va bientôt y être contrainte. En effet, après une erreur de sa part – qu’elle ne regrettera jamais -, elle va devoir remplir une mission pour regagner le droit de servir en tant que Bouclière. Ainsi, elle est amenée à être le garde du corps de Merrick. En même temps, elle devra atteindre les dirigeants de la Guilde pour la dissoudre. Si, au début, je ne l’appréciais pas vraiment de par son statut, son attitude rigide, j’ai appris à l’apprécier au fil des pages. Elle prend conscience qu’elle peut mettre ses dons aux services des plus faibles de façon plus significative.

Du coup, parlons de Merrick. Bon sang, je crois que c’est celui que j’ai le plus aimé alors que c’est certainement le plus imparfait. Il m’a fait rire ! Il prend inlassablement les mauvaises décisions, se met toujours dans des situations périlleuses, se fait passer à tabac plus que de raison et surtout, a un goût prononcé pour le vin, les femmes, et l’argent des autres à dépenser, ce qui lui vaudra des ennuis, ennuis qui l’amèneront à tremper dans une sombre affaire et à rencontrer Kaira. De même que la jeune guerrière, j’ai adoré son évolution, même si des doutes persistent en lui. J’ai hâte de savoir ce qui va lui arriver.

Janessa, de son côté, est la Princesse des états-libres. Je suis mitigée quant à son personnage. Autant j’ai adoré sa relation avec Rivière, autant sa façon de penser m’exaspérait de temps en temps. Cela dit, elle est dans une situation délicate et je peux comprendre ses réticences, ses désirs. Elle a pris en maturité et je pense qu’il sera intéressant de la voir dans la suite.

Rivière lui est un assassin de la Guilde, envoyé pour tuer la Princesse. Or, pour lui la Princesse est une étrangère, pas cette jeune femme dont il est épris et qu’il rejoint en cachette le jour. J’ai adoré son personnage, c’est celui que je préfère après Merrick.

Il y a ensuite Nobul, ancien guerrier et forgeron qui va intégrer les rangs des Manteaux Verts. Il m’a fait beaucoup de peine au début, même si sa façon de se comporter avec son fils m’a fait grincer des dents. À la fin, je l’ai détesté pour ce qu’il a fait.

Et enfin, il y a Waylian, apprenti sorcier, qui ne comprend rien à ce qu’il étudie, mais qui se retrouve à enquêter sur une série de meurtres horribles. C’est l’un des personnages qu’on voit le moins et je l’ai trouvé assez fade en comparaison des autres et pas crédible. Hop ! Tout à coup, il devient exceptionnel.

Passons à l’histoire, ou plutôt devrais-je dire aux trois histoires. Les personnages sont plus ou moins liés. Merrick et Kaira vont participer à une vente d’esclaves. Le premier est censé s’assurer que tout se déroule au mieux, la seconde missionnée pour atteindre le sommet de la Guilde. Avec les frasques de Merrick, c’était hyper prenant.

À côté de ça, il y a la tentative d’assassinat de la Princesse par Rivière. L’aspect romance n’est pas déplaisant et apporte un peu de douceur dans le récit, même si le sang coule à flots à côté.

Et enfin, il y a ce malégien fou qui sévit en ville, désireux de détruire la ville grâce à un vieux rituel. C’est la partie que j’ai le moins aimée ; j’ai deviné le coupable bien avant la révélation. À mes yeux, c’était flagrant.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ces histoires qui, en fin de compte, sont toutes reliées, reliant par la même occasion les personnages de près ou de loin. J’ai hâte de connaître la suite, savoir ce qui va leur arriver et quelles tuiles vont leur tomber dessus. La guerre se rapproche et la tension monte.

Cela dit, il faut se montrer patient avec ce livre. Les premiers chapitres sont une succession de présentations de personnages (chacun ayant droit à son chapitre et comme ils sont sept…). Parfois, il vous faudra même attendre cent pages pour retrouver un même personnage. Heureusement, l’action ne manque pas. Les histoires se mettent en branle vers la moitié, le temps de mettre en place le contexte, etc. Pour autant, je ne me suis jamais ennuyée. Dès le début, j’ai été embarquée grâce à la diversité des personnages. Quand les interactions entre eux commencent, l’immersion est totale. En bref, j’ai beaucoup aimé.

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